| | | | Auteur | Message |
|---|
Leo Rang: Administrateur

Inscrit le : 06 Juil 2005 Messages : 1274 Localisation : Montréal
| Sujet: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 10:04 | |
| Il y a présentement un projet de loi qui circule pour réglementer la pratique de la psychothérapie et le titre de psychothérapeute.
Vous voyez, pour masquer son incurie en matière de santé et de vrais intérêts sociaux, le gouvernement fait des lois qui nous régissent de plus en plus. Des lois qui sont faciles à voter et qui donnent une impression d'avoir un gouvernement pro-actif.
La dernière trouvaille, et je m'y attendais, sera une loi pour réglementer la psychothérapie dans la pratique et le titre de psychothérapeute. Alors pendant que l'on sert des soupes à l'eau, du jello, des pomme de terre en poudre et que l'on compte les couches dans les maisons de vieux qui meurent dInfection de plaies de lit, on réglementera sur autre chose.
J'ai toujours utilisé l'appellation de psychothérapeute parce qu'elle semble plus proche des gens mais je ne l'utiliserai plus. Par bonheur, ma formation est résolument psychanalytique, ce qui fait de moi un psychanalyste. Et comme, pour moi, la psychanalyse en est une thérapeutique alors je devrai dire que je fais de la thérapie analytique, de la psychanalyse ou de la thérapie psychanalytique. Ce changement est fait sur mon site et il est fait ici.
Le plus drôle ( si c'était drôle) c'est que ce sont les psychologues qui auront (selon le projet) le droit de vie ou de mort professionnel sur les psychothérapeutes. C'est eux qui décideront. Naturellement les médecins et les psychiatres bénificieront d'une dérogation permanente; c'est à dire qu'ils pourront faire à peu près ce qu'ils voudront en la matière.
Belle affaire non?
Enfin, bon... Pour moi c'est encore plus simple et plus précis comme ça. |
|  | | Sylvain Supercom

Inscrit le : 03 Fév 2006 Messages : 1544 Localisation : Sherbrooke
| Sujet: Re: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 10:23 | |
| J'ai aussi entendu la nouvelle. Je trouve fondamentalement que l'idée est bonne, mais je trouve que les moyens utilisés pour la réglementer est un peu extrème.
Les thérapeutes devront posséder, à leur tour, une solide formation universitaire en santé mentale et/ou dans un autre champ d'intervention, mais il me semble que le tout devait équivaloir au même nombre d'années pour devenir psychologue.
C'est l'université qui personnellement me bloque. J'ai peine à croire qu'elle convienne à tous les thérapeutes ET psychologues. Quoiqu'on en pense, étudier en psychologie va de paire avec compétition, performance, rythme effrainé d'engloutissement de théories de toutes sortes, aucun réel soutient psychologique individuel... bref. C'est une belle façon de recevoir la théorie dans un rythme qui me semble non-naturel, mais ça semble se limiter à cela.
D'autre part, mon jugement envers les thérapeute va vers un apprentissage acquis par l'expérience. C'est déjà mieux pour moi. Mais, bon, il y a un mais car la désir d'aider n'est pas nécessairement sain pour celui ou celle qui veut se faire aider. Un thérapeute mal formé peut ne pas saisir ce qu'il projette ou contre-transfert sur un patient ayant une vulnérabilité proche de celle de l'enfant et gravement lui nuire... d'ou mon point en faveur d'une formation régularisée et réglementée.
En somme, ça me donne l'impression qu'on est passé d'un extrème à un autre.
Mais toi Léo, en te déclarant psychanalyste, seras-tu au code d'éthique de l'ordre des psychanalystes ? Car j'imagine que s'il y a un ordre des psychologue, il doit y en avoir un pour les psychanalystes ?
Enfin... C'est une histoire à suivre... _________________ Sylvain |
|  | | Leo Rang: Administrateur

Inscrit le : 06 Juil 2005 Messages : 1274 Localisation : Montréal
| Sujet: Re: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 12:10 | |
| Ben il y a des Associations de psychanalystes. Rien de réglementaire en fait. La psychanalyse est toujours quelque chose à part ici comme en France d'ailleurs.
Moi, je me déclare psychanalyste parce que je le suis. J'ai commencé mon intérêt par Freud et la psychanalyse. J'en suis complètement "oint"! Ça fait partie intégrante de qui je suis comme Obelix qui est tombé dans la potion magique. Quand je parle de psychologie dynamique, il faut savoir que la psychologie dynamique c'est de la psychologie basée sur la psychanalyse. Vu que pour moi, la psychanalyse est une thérapie, j'ai naturellement utilisé le terme "psychothérapie" mais les purs et durs de la psychanalyse vont vous le dire avec une petite tape sur les doigts: "La psychanalyse, ce n'est pas de psychothérapie" |
|  | | Florence Supercom

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 536 Localisation : Nord Pas de Calais (France)
| Sujet: Re: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 14:28 | |
| En considérant que toute expérience apporte quelque chose sur soi, la psychanalyse en ce sens est une psychothérapie.Maintenant est-ce que se savoir un peu plus c'est guérir aussi? Si l'on considère que le symptôme n'est qu'une expression dissimilée d'une souffrance dont la racine est autre, la disparition du symptôme est-ce pour autant la guérison?(cf. les psychothérapies). Pour la réglementation de l'usage du titre de psychothérapeute, en France il y a plusieurs années que cela fait débat aussi.Le diplôme n'a jamais fait le praticien.Une façon de se prémunir des dérives sectaires, c'est si vite arrivé.  |
|  | | Sylvain Supercom

Inscrit le : 03 Fév 2006 Messages : 1544 Localisation : Sherbrooke
| Sujet: Re: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 15:31 | |
| | Florence a écrit: | En considérant que toute expérience apporte quelque chose sur soi, la psychanalyse en ce sens est une psychothérapie.Maintenant est-ce que se savoir un peu plus c'est guérir aussi? Si l'on considère que le symptôme n'est qu'une expression dissimilée d'une souffrance dont la racine est autre, la disparition du symptôme est-ce pour autant la guérison?(cf. les psychothérapies). Pour la réglementation de l'usage du titre de psychothérapeute, en France il y a plusieurs années que cela fait débat aussi.Le diplôme n'a jamais fait le praticien.Une façon de se prémunir des dérives sectaires, c'est si vite arrivé.  |
J'avais, au par avant, tendance à croire que c'était dans le contrôle serré d'une thérapie que le ou la patiente arrivait à se guérir. De façon psychanalytique, on vise le noyau... Dans les thérapies, si je suis ta réflexion, on permet la guérison du symtôme sans nécessairement creuser davantage. Dans un cas comme dans l'autre, j'ai une philosophie par rapport à la guérison... La voici!
Qu'on s'encarcanise dans une psychanalyse avec un cadre rigide ou qu'on porte attention à soi de façon sporatique ou régulière, il me semble que LA vie fait en sorte de mettre sur notre chemin des éléments de guérison naturelles. L'avantage, je pense, au niveau de la psychanalyse, est le sentier direct vers soi... tandis que celui des thérapies appaisantes, le sentier est plus vaste et subtil. J'aime d'ailleur bien cette option car elle me permet de voir que la guérison peut se faire de diverses façon et qu'instinctivement, inconsciemment, on sait ce qui est bon pour soi...
Alors, doit-on dépenser des centaines de dollars dans un psychanalyse ou simplement paner une plaie ? La question se pose. Pour moi, c'est de plus en plus évident que l'être humain doit se responsabiliser de ces actes et que les sources de guérisons peuvent être très surprenantes... un ami, une voisine, un chien, un paysage, une perte d'emploi, un accident... Je l'ai dit... c'était philosophique.
Lorsque tu dit que le diplôme ne fait pas le praticien, je suis tout à fait d'accord. Seulement j'ai appris que certains traitement étaient contreindiqués pour certains type de problématiques. Par exemple, on ne suggère pas la psychanalyse pour des gens psychotique ou schizophrène. Pour savoir cela, il faut comprendre la mécanique de Freu, connaître les mécanismes défences et l'importance de ceux-ci. Un thérapeute "mal" informé peut réellement faire un grand tort à son ou ses patients... C'est en ce sens que je suis pour une éducation réglementée. Cependant, cette éducation fait défaut car trop théorique...
Enfin, j'ai l'impression que cette loi ne sera qu'un début de débats beaucoup plus grands... et beaucoup plus tard... encore une fois.
Quel choix reste-t-il aux thérapeutes qui refuseront d'aller se former ?
Peut-être verrons-nous des titres farfelus apparaître... Guérriseur de l'âme peut-être... C'est dommage pour ceux qui sont réellement compétent. Personnellement, je ne sais pas si ça me dirait de me retaper 4-5 ans d'études si j'étais actif en tant que thérapeute et bon, évidemment...
C'est surprenant que le France n'ait pas légiférée sur cela avant... Peut-être prendra-t-elle exemple sur le Québec.
Bonne soirée, _________________ Sylvain |
|  | | Florence Supercom

Inscrit le : 15 Juil 2005 Messages : 536 Localisation : Nord Pas de Calais (France)
| Sujet: Re: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 15:57 | |
| J'ai quelques difficultés à partager ta philosophie, inconsciemment on ne sait pas ce qui est bon pour soi, instinctivement on y survit. La psychanalyse est une technique qui , de part son origine, c'est surtout développée dans le cas des névroses mais je pense à F.Dolto qui a beaucoup travaillé avec des enfants psychotiques et obtenu des améliorations, un mieux-être pour ces patients.Le but n'est pas la guérison, on ne guéri jamais, mais de se vivre mieux. |
|  | | Sylvain Supercom

Inscrit le : 03 Fév 2006 Messages : 1544 Localisation : Sherbrooke
| Sujet: Re: POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS. Mar 18 Mar à 16:47 | |
| Merci Florence. Tu rajoutes à ce que je pense. Il faudrait parler de cela de plusieurs façon possibles et en effet, on ne sait pas toujours ce dont on a besoin. Une chance que les psy, les istes et les euthes sont là!
Dans une optique de mieux être oui, je suis aussi du même avis que toi face à la psychanalyse et des gens psychotiques. _________________ Sylvain |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |