Le contre transfert est une chose saine quand elle est bien gérée mais ça peut effectivement être dangereux.
C'est une des raison pour laquelle j'ai attendu d'être dans la quarantaine avant de pratiquer.
Imaginez un psy masculin, trop jeune, dans la vingtaine ou la jeune trentaine et qui est "fort" en hormones. Maintenant imaginez le avec une conjointe qui n'est pas trop portée sur le sexe et qui, par surcroit, est convaincue que la masturbation est une forme d'infidélité.
Imaginez que ce psy, reçoit une jeune femme très jolie, sexy, et qui par surcroit, se dit avoir beaucoup trop de libido. C'est une recette pour le désastre non?
Ben, ces choses là arrivent bien que ce soit un exemple extrême.
Pour revenir à une dimension plus romantique, imaginez que le psy ne manque pas de sexe mais que sa conjointe n'est pas tellement affectueuse ou qu'elle n'est jamais contente de rien sauf le sexe. Il reçoit en consultation une jolie femme qui a le même problème avec son conjoint à elle; elle qui est tellement de nature facile à contenter... Un autre désastre en vue.
Un psy doit avoir une vie personelle remplie et il doit avoir été lui même en psychothérapie.
Les deux cas dont j'ai parlé à date sont des extrêmes mais quand même on peut imaginer que ces deux psys ont été et demeurent en thérapie comme il se doit.
Bon alors maintenant imaginez un psychologue ou un psychiatre et ni l'un ni l'autre n'est tenu d'être vu en consultation avant de pratiquer. Il trainent constamment leurs bagages névrotiques eux même. Pour un ce sera un haine latente de la femme ou de l'homme et pour l'autre ce pourrait être, par exemple, un problème narcissique et de domination... Un autre désastre magistral en vue. Ici je donne des exemples parmis tant d'autres.
Un psy mature, qui a été ou est vu en consultation lui-même et qui n'a pas la fougue pulsionnelle sexuelle d'un jeune homme et dont la vie est pleine est l'idéal.
La même chose va, bien sur, pour UNE psy à peu de choses près.
Là ou le contre transfert est une bonne chose c'est surtout lorsque le psy a eu des enfants. Il peut alors faire ce transfert sur le patient tant qu'il n'essaie pas de combler des lacunes qu'il a pu avoir envers ses enfants. Un psy doit être conscient de ses tendances, toujours.
Un bon psy permettra le bon contre transfert et le contrôlera, sinon, il réfèrera le patient à quelqu'un d'autre.