Cette logique que tu amène est intéressante Léo et moi j'aime bien lire tes petits articles qui en disent plus.
Ma perception des choses vis-à-vis ce que tu appelles la complaisance, est un peu différente. Si un individu est bien informé, alors à moins qu'il soit tout à fait idiot, il ne choisira pas d'aller vers des produits nocifs pour lui.
Mais à qui appartient se rôle d'être bien informé ? Et comment peut-on l'être ?
Personellement, j'investi beaucoup d'espoir dans la télévision. J'espère qu'elle me dira de vraies choses, bonnes pour moi. Je pense que c'est le cas de bien du monde. Avant l'internet, c'est ma source principale d'information.
Je dois dire que je m'en viens pas mal tanné par contre... Si ce n'est pas des pogos qu'on essait de nous vendre, c'est des voitures à chaque 10 minutes. Les ventes sont toujours urgentes, extrèmes, finales et ce qu'on sait, c'est qu'elles reviennent toujours...
Franchement, on pourrait parler longtemps des effets de la télévision sur la santé. Mais bon, c'est une autre discussion.
Je reconnais bien les gnagna dont tu parles lorsque tu fait références aux nutritionnistes. Elles me sembles brainwashé au windex du conformisme. On leur dit quoi penser et elle pensent cela. C'est touuuuuuut.
Donc... la complaisance ? Je n'en suis pas si sûr. Je parlerais de somnembulisme moi ou d'hypnose collective. Faites par les publicité, la radio et la télévision, on nous fait "avaler" tout ce qu'on veut.
Le défi, pour moi par exemple, est de me délaisser de cet espoir un peu paternaliste que la tv ou les médias me "nourissent" comme il faut. On peut le voir au sens psychanalytique tu vois. J'entretient, en quelque sorte, l'espoir que le gouvernement (Dieu) (Popa) me montrent comment bien vivre.
La désillusion est grande et difficile aussi. Comprendre qu'il faut que je fasse la part des choses en toutes choses m'effraie. Je me retrouve davant mon autonomie et je constate que je ne sais pas si bien marcher seul! Alors je pose la question et j'imagine que quelque part, la "vérité" est là. Au lieu d'être en un seul endroit par contre, elle est surement divisée en plusieurs catégories, plusieurs sujets.
Lorsque tu parles de manger cru, j'ai entendu que c'était une bonne chose oui, mais qu'il ne fallait pas manger que cru. Il y a chimiquement des substances qui sont activées lorsqu'on cuit certains aliments et qui sont bonnes pour la santé.
Et si on regarde hollistiquement l'impact de l'alimentation, on comprend aussi qu'il ne s'agit pas de méchaniquement changer nos habitudes pour mieux aller. Ça serait, pour prendre un de tes exemples, comme aller se faire masser. Ça soulage, mais la cause n'est pas touchée. Du coup, bien manger peut être très mal accueilli pour quelqu'un qui a
l'habitude d'être ce qu'il est et de faire ce qu'il fait.
Au bout du compte, il s'agit peut-être tout simplement de la capacité à s'aimer soi-même suffisemment pour être à la fois son propre parent bienveillant et son meilleur ami.
Mon estime de la société n'est pas très haute. J'ai l'impression qu'on est 90% d'Homer Simpsons... À moins d'agir direcement sur les valeurs de la société et transmisent pas les médias, les chanses pour que les gens "comprennent" que
ÇA fait du bien de bien manger, me semblent très minces.
Les conversations comme celle-ci seront peut-être à jamais enfermées dans des endroits reculés de l'information et réservés à des personnes qui auront ôsé aller plus loin ou qui souffriront assez pour changer.
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Sylvain